Appendice A

pour la série d'étude « Esprit et Vérité » de l'E.B.I

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Déclarations de Certains Commentateurs de la Bible

 

 

Cet appendice est destiné à fournir une lecture supplémentaire sur des sujets spécifiques identifiés dans les leçons. Un exposant, dans les leçons, indique le sujet spécifique auquel il est fait référence dans l'appendice. Les nombres en exposant apparaissent comme cela : 123, lesquels correspondent aux nombres de l'appendice marqués [123].

Les écrits d'Ellen G. White (E.G.W.) sont référencés ici, non pas pour prouver les points établit dans les leçons respectives, mais plutôt pour montrer qu'elle est en accord avec les conclusions tirées à partir de l'évidence biblique.

 

 

Leçon 1 — Afin que je le Connaisse

[1]—{Question 19}

Éducation, p.134, 135

Patriarches et Prophètes, p.92.2

Ces références sont données ci-dessous, dans la leçon 3.

 

Leçon 3 — Jésus : Le Fils Unique Engendré

[1]—{Questions 13 et 14}

« […] "Dieu l'a élevé à sa droite, comme le Prince et Sauveur, afin de donner à Israël la repentance et la rémission des péchés." Une offrande complète a été réalisée, car "Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique engendré," — non un fils par création, comme le furent les anges, ni un fils par adoption, comme l’est le pécheur repentant, mais un Fils engendré à l’image express de la personne de Son Père, et dans toute la splendeur de Sa majesté et de Sa gloire, égal à Dieu en autorité, en dignité et en perfection divine. En Lui habitait corporellement toute la plénitude de la Divinité. » (E.G.W. — Signs of the Times, May 30, 1895, par. 3)

[2]—{Question 26}

« Christ, La Parole, l’unique engendré de Dieu, était un avec le Père éternel : un par sa nature, par son caractère, et dans ses desseins ; le seul être dans tout l’univers qui pouvait entrer dans tous les conseils et dans tous les plans de Dieu. "On l’appellera le Conseiller admirable, le Dieu fort, le Père d’éternité, le Prince de la Paix" (Ésaïe 9 : 6). "Celui dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours éternels (Michée 5 : 2). Aussi, le Fils de Dieu dit de Lui-même : « L’Éternel m’a possédée dès le commencement de ses voies, avant qu’il fît aucune de ses œuvres. J’ai été établie depuis l’éternité, […] quand il posait les fondements de la terre, alors j’étais auprès de lui son ouvrière, j’étais ses délices de tous les jours, et je me réjouissais sans cesse en sa présence » (Proverbes 8 : 22-30). » (E.G.W. — Patriarchs and Prophets, p.34.1 Cf. Patriarches et Prophètes, p.10.2)

[3]—{Question 28}

« Seul celui qui reconnaît dans la nature l’ouvrage de son Père céleste, qui voit dans les richesses et les beautés de la terre l’empreinte du Seigneur peut tirer de ce qui l’environne des leçons profondes et bénéficier au maximum des bienfaits prodigués par la nature. Seul peut apprécier la colline et la vallée, le fleuve et la mer celui qui voit Dieu à travers eux.

« Les écrivains bibliques ont tiré de la nature de nombreuses illustrations et c’est en observant l’univers que nous pourrons, sous l’influence du Saint-Esprit, comprendre plus pleinement les leçons de la Parole de Dieu. C’est ainsi que la nature devient la clé de la Parole.

« Il faudrait encourager les enfants à chercher dans la nature les éléments qui illustrent les enseignements de la Bible, à relever dans la Bible les comparaisons tirées de la nature. Ils devraient s’efforcer de découvrir dans la nature et dans l’Écriture sainte également tout ce qui représente le Christ, et aussi ce qu’il utilise pour illustrer la vérité. Qu’ils apprennent à le voir à travers l’arbre et la vigne, le lis et la rose, le soleil et l’étoile; qu’ils entendent sa voix dans le chant des oiseaux, le murmure de la forêt, le grondement du tonnerre, la symphonie de la mer. Que tout dans la nature leur prodigue de précieuses leçons !

« Pour ceux qui seront ainsi en contact avec le Christ, la terre ne paraîtra plus jamais vide et désolée. Ce sera la maison de leur Père, remplie de la présence de celui qui autrefois habitait parmi les hommes. » (E.G.W. — Éducation, p.134, 135)

[4]—{Question 28}

« Dieu a permis que les flots de lumière inondent les hommes dans le domaine des sciences et des arts. Mais lorsque les savants s’aventurent à épiloguer sur les secrets de la Providence, ils arrivent infailliblement à des conclusions erronées. Il peut être inoffensif de spéculer sur des matières non révélées dans la Parole de Dieu, mais c’est à condition que nos conclusions ne contredisent pas ce qu’elle affirme. Ceux qui abandonnent l’Écriture pour discourir sur l’œuvre de la création au nom de la science errent, sans carte ni boussole, sur une mer inconnue. […] » (E.G.W. — Patriarches et Prophètes, p.92.2)

 

Leçon 4 — Jésus : Sa Position dans la Divinité

[1]—{Question 4}

« Marthe répondit : "Je sais qu’il [Lazare] ressuscitera à la résurrection, au dernier jour." S’efforçant toujours de donner une bonne direction à sa foi, Jésus déclara : "Je suis la résurrection et la vie." En Christ se trouve la vie, une vie originelle, non empruntée, non dérivée. "Celui qui a le Fils a la vie." 1 Jean 5 : 12. La divinité du Christ donne au croyant l’assurance de la vie éternelle. » (E.G.W. — The Desire of Ages, p.530 Cf. Jésus-Christ, p.526)

[2]—{Jésus a l'Autorité de Dieu}

« Le Père fit alors savoir qu’il avait lui-même ordonné que Jésus, son Fils, soit son égal; ainsi, où que son Fils soit présent, le Père était lui-même présent. Il fallait obéir à la parole du Fils comme on obéissait à celle du Père. Il avait conféré à son Fils l’autorité requise pour qu’il prenne la tête des habitants du ciel. Son Fils devait notamment réaliser avec lui la création de la terre et de toute chose vivante qui existerait ici-bas, conformément aux plans de la Providence. Son Fils exécuterait sa volonté et ses desseins, mais ne ferait rien de sa propre initiative. La volonté du Père serait accomplie en Jésus. » (E.G.W. — L'Histoire de la Rédemption, p.11.2)

 

Leçon 5 — Jésus : Le Christ, L'Oint de Dieu

[1]—{Question 1}

« Le Roi de l’univers convoqua les armées célestes devant Lui, afin, qu’en leur présence, Il puisse présenter la vraie position de Son Fils, et montrer la relation qu’Il soutenait envers toutes les créatures. Le Fils de Dieu partageait le trône du Père, et la gloire de Celui qui est éternel, qui existe par lui-même entourait les deux. Autour du trône se rassemblèrent les anges en une foule innombrable : "des myriades de myriades et milliers de milliers" (Apocalypse 5 : 11). Les anges les plus exaltés, ministres et sujets, se réjouissaient dans la lumière de la présence de la Déité qui brillait sur eux. Devant l'assemblée des habitants du ciel, le Roi déclara que seul Christ, le Fils Unique Engendré de Dieu, pouvait pleinement entrer dans Ses conseils, et que c’est à Lui qu'avait été confiée l’exécution des puissants desseins de Sa volonté. Le Fils de Dieu avait mis à exécution la volonté du Père dans la création de toutes les armées du ciel, et c'est à Lui, aussi bien qu'à Dieu, que tous devaient rendre hommage et allégeance. » (E.G.W. — Patriarchs and Prophets, p.36 Cf. Patriarches et Prophètes, p.12, 13)

[2]—{Question 3}

« Avant sa rébellion, Lucifer était un ange de haut rang dont le niveau hiérarchique venait aussitôt après celui du Fils bien-aimé de Dieu. Son expression, comme celle des autres anges, était paisible et exprimait le bonheur. Son front haut et large était la marque d’une grande intelligence. Sa forme était parfaite ; son attitude noble et majestueuse. Une lumière spéciale émanait de son visage et rayonnait autour de lui, plus vive et plus belle que la lumière des autres anges ; de plus, Jésus, le Fils bien-aimé de Dieu, avait la primauté sur tous les anges. [Il était un avec le Père avant que les anges ne fussent créés.][1] Lucifer était jaloux du Christ et peu à peu il assuma le commandement qui revenait à Jésus seul.

« Le souverain Créateur convoqua tous les habitants du ciel, afin d’honorer tout particulièrement son Fils en présence de tous les anges. Le Fils était assis sur le trône avec le Père, la multitude céleste des saints anges étant rasssemblée autour d’eux. Le Père fit alors savoir qu’il avait lui-même ordonné que Jésus, son Fils, soit son égal ; ainsi, où que son Fils soit présent, le Père était lui-même présent. Il fallait obéir à la parole du Fils comme on obéissait à celle du Père. Il avait conféré à son Fils l’autorité requise pour qu’il prenne la tête des habitants du ciel. Son Fils devait notamment réaliser avec lui la création de la terre et de toute chose vivante qui existerait ici-bas, conformément aux plans de la Providence. Son Fils exécuterait sa volonté et ses desseins, mais ne ferait rien de sa propre initiative. La volonté du Père serait accomplie en Jésus.

« Lucifer était jaloux de Jésus-Christ ; il l’enviait. Cependant, quand tous les anges se prosternèrent devant Jésus pour reconnaître sa suprématie et son autorité légitime, il s’inclina avec eux ; mais son cœur était rempli de haine et d’envie. Le Christ faisait partie du conseil spécial de Dieu concernant ses plans, tandis que Lucifer ne les connaissait pas. Il ne comprenait pas et il ne lui était pas permis de connaître les desseins du Très-Haut. Mais Jésus était le souverain reconnu du ciel ; son pouvoir et son autorité étaient comparables au pouvoir et à l’autorité de Dieu lui-même. Lucifer se croyait le préféré parmi les habitants du ciel. Il avait été grandement exalté, mais cela n’avait suscité chez lui ni la reconnaissance ni la louange envers le Créateur. Il aspirait au rang de Dieu lui-même. Il se glorifiait de sa position élevée. Il se savait honoré des anges et avait une mission spéciale à remplir. Ayant été très proche du Tout-Puissant, les rayons incessants de la lumière glorieuse qui entourait le Dieu éternel avaient brillé sur lui. C’est avec plaisir qu’il se rappelait comment les anges avaient obéi à sa parole. Ses vêtements n’étaient-ils pas magnifiques ? Pourquoi fallait-il qu’on rende hommage à Jésus plus qu’à lui ?

« Il quitta la présence immédiate du Père, mécontent et rempli d’envie à l’égard de Jésus-Christ. Dissimulant ses véritables desseins, il rassembla les anges et exposa son sujet : lui-même. Se faisant passer pour une victime, il dit que Dieu lui avait préféré Jésus et l’avait laissé de côté. Satan affirma que c’en était fini désormais de la belle liberté dont les anges avaient joui jusque-là. En effet, un chef n’avait-il pas été nommé pour les diriger et ne faudrait-il pas honorer servilement celui-ci ? Il déclara qu’il les avait réunis pour les assurer qu’il ne supporterait plus cette aliénation de ses droits et des leurs, qu’il ne se prosternerait jamais plus devant Jésus, qu’il s’attribuerait l’honneur qui lui revenait et prendrait la tête de tous ceux qui étaient disposés à le suivre et à lui obéir.

« Un conflit éclata parmi les anges. Lucifer et ses disciples cherchaient à réformer le gouvernement de Dieu. Ils étaient mécontents et irrités de ce qu’ils ne pouvaient pas pénétrer la sagesse insondable de Dieu ni deviner les desseins qu’il avait formés en exaltant son Fils et en lui conférant un pouvoir illimité. Ils se révoltèrent contre l’autorité de Jésus.

« Les anges restés fidèles s’efforcèrent de rallier l’ange puissant et rebelle à la cause de son Créateur. Ils justifièrent la décision de Dieu qui avait conféré les honneurs à Jésus, et, avec force arguments, ils essayèrent de convaincre Lucifer qu’il ne jouissait pas d’un honneur inférieur à celui dont il bénéficiait auparavant. Ils montrèrent clairement que Jésus était le Fils de Dieu, [existant avec lui avant que les anges ne fussent créés][2] ; et qu’il avait toujours siégé à la droite du Père. Sa suprématie n’avait jamais encore été mise en doute, et tous les ordres qu’il donnait étaient exécutés avec joie par les anges. Ils déclarèrent que si Jésus recevait un hommage particulier du Père, en présence des anges, cela ne diminuait en rien l’honneur dont Lucifer était entouré jusqu’à présent. Les anges pleurèrent. Ils firent l’impossible pour le convaincre de renoncer à ses mauvais desseins et de se soumettre à leur Créateur. Puisque la paix et l’harmonie avaient régné jusqu’alors, pourquoi la discorde éclaterait-elle maintenant ?

« Lucifer refusa d’écouter. Il s’éloigna alors des anges restés fidèles en les accusant de se conduire en esclaves. Ceux-ci furent surpris en voyant que Satan réussissait dans ses efforts pour inciter les habitants du ciel à la rébellion. Il leur promit un gouvernement nouveau et meilleur, qui garantirait à chacun sa liberté. De nombreux anges déclarèrent qu’ils étaient décidés à l’accepter pour guide et commandant en chef. Flatté de la faveur avec laquelle ses avances étaient reçues, Lucifer caressa l’espoir que tous les anges se rallieraient à lui, qu’il deviendrait l’égal de Dieu et que sa voix impérieuse se ferait entendre quand il commanderait toute l’armée céleste. » (E.G.W. — L'Histoire de la Rédemption, p.13-16)

[3]—{Question 20}

« Ce qui honora le second temple, ce ne fut pas la nuée glorieuse de Jéhovah, mais la présence personnelle de celui en qui habitait corporellement toute la plénitude de la divinité, c’était Dieu manifesté en chair. » (E.G.W. — La Tragédie des Siècles, p.24.3)

« Dieu était en Christ dans une forme humaine, et endura toutes les tentations qui assaillaient l'homme ; il [Dieu] prit part à la souffrance et aux épreuves de la nature humaine en notre faveur. » (E.G.W. — Sabbath-School Worker, November 1, 1895, par. 1)

 

Leçon 7 — Jésus : Révèle l'Amour de Dieu

[1]—{Question 9}

« Le Christ ressentit l’angoisse que tout pécheur devra éprouver quand la grâce cessera d’intercéder en faveur d’une race coupable. Le sentiment du péché, qui faisait reposer la colère du Père sur lui en tant que substitut de l’homme, voilà ce qui rendit sa coupe si amère, ce qui brisa le cœur du Fils de Dieu. » (E.G.W. — Jésus-Christ, p.757)

[2]—{Question 18}

« Satan assiégeait Jésus de ses tentations redoutables. Le Sauveur ne voyait pas au-delà de la tombe. L’espérance ne lui montrait plus la victoire sur le sépulcre ; il ne possédait plus l’assurance que son sacrifice était agréé de son Père. Sachant que le péché est odieux à la divinité, il redoutait que la séparation ne fût éternelle. » (E.G.W. — Jésus-Christ, p.757)

[3]—{Question 18}

« Ce qui honora le second temple, ce ne fut pas la nuée glorieuse de Jéhovah, mais la présence personnelle de celui en qui habitait corporellement toute la plénitude de la divinité, c’était Dieu manifesté en chair. » (E.G.W. — La Tragédie des Siècles, p.24.3)

[4]—{Question 19}

« Dr Walshe, Professeur de Médecine à University College de Londres, déclara (quelques années avant 1997) que lors d'un infarctus du myocarde, le sang coule dans la membrane qui enveloppe le cœur (péricarde) et peut peser jusqu’à 0,91-1,8 kg, soit 1 à 2 litres de sang. Ce sang se sépare vraiment en composant rouge (hémoglobine) et en sérum limpide (composant blanc).

« Dr Davis a étudié la crucifixion d’un point de vue médical et il déclara que : "la fuite de liquide aqueux de la membrane enveloppant le cœur" est la preuve, "non de la mort par suffocation liée à une crucifixion habituelle, mais d’une insuffisance cardiaque due au choc et à la contraction du cœur par un fluide dans le péricarde." Dr C. Truman Davis. The Crucifixion of Jesus, Arizona Medicin, p.185, 186.

« Frederick Charles Cook, dans Commentary On The Holy Bible. London : John Murray. 1878. pp.349, 350, cite Samuel Houghton, docteur en médecine et physiologiste réputé de l’Université de Dublin, lequel est par ailleurs une autorité en matière de phénomène physique des blessures mortelles. "La rupture cardiaque en tant que cause de la mort du Christ est remarquablement soutenue par le Dr William Stroud ; et je crois fermement que cette rupture cardiaque s’est réellement produite. L’importance de cela est indéniable. Il montre que le récit de Jean 19 n’a pas pu être inventé, que les faits qui y sont enregistrés doivent avoir été vus par un témoin oculaire et que le témoin oculaire était tellement étonné qu’il a, semble-t-il, pensé que le phénomène était miraculeux."

« Il a été avancé que le sang coagule rapidement après la mort. Donc lorsque la lance perça le corps sans vie du Christ, il y aurait eu un petit flux sanguin, ce qui suggérerait une erreur dans le rapport que nous fait l’Écriture. Mais notez ce qui suit :

« A.F. Sava, en 1957, a déclaré avoir mené des expériences sur des cadavres moins de six heures après leurs décès. Ces expériences ont prouvé que lorsqu'une lance est enfoncée dans le côté de la poitrine, "le fluide provenant du péricarde et du cœur inonde l'espace autour du poumon plutôt que de s'écouler lentement à travers le poumon transpercé jusqu'à la plaie de la paroi thoracique". Erich H. Kiehl, The Passion Of Our Lord, Baker Book House, 1990, p.146.

« Sava croyait que dans le cas de Jésus, le sang et l’eau se seraient accumulés juste à l’intérieure de la cage thoracique, entre la plèvre qui tapisse la poitrine et la plèvre qui tapisse le poumon. Il a également suggéré que la flagellation, quelques heures avant qu’Il ne soit crucifié, était suffisante pour provoquer une accumulation de liquide sanguin dans la poitrine.

« "L'expérience acquise avec des blessures thoraciques graves a démontré que des blessures thoraciques externes sont capables de produire une accumulation de fluide hémorragique (qui s’écoule en cas de saignement) dans l'espace entre les côtes et le poumon. Ce volume de liquide sanguin varie selon la gravité de la blessure et le degré de réaction à une telle blessure [...] De telles collectes de sang dans des cavités fermées ne coagulent pas. Les globules rouges ont tendance, en raison de leur poids, à être attiré au fond de la cavité qui les contient, ce qui la divise en un composant cellulaire rouge foncé au-dessous, tandis que le sérum clair, plus léger, s’accumule dans la partie supérieure de la cavité en une couche distincte, bien que contiguë [...] Donc d’un point de vue purement anatomo-mécanique, la probabilité d’un épanchement hémorragique (verser, exsuder) entre le poumon et les côtes est beaucoup plus grande qu’un événement similaire dans le sac péricardique." A.F. Sava, The Wound in The Side Of Christ. Catholic Biblical Quarterly 19, (1957), p.346. » (Jonathan Gray — Ark Of The Covenant, p.416-418)

 

 
Leçon 10 — Préservation ou Destruction

[1] — {Question 21}

« Le second temple ne fut pas honoré par la nuée de la gloire de Jéhovah, mais par la présence vivante de Celui en qui habitait la plénitude de la Divinité corporellement, lequel était Lui-même Dieu manifesté en chair. […] » (E.G.W. — The Spirit of Prophecy, Vol. 4, p.24.2)

 

 
Leçon 12 — Qui est-ce qui Mourut sur la Croix ? (Partie B)

[1] — {Question 29}

« L'esprit de Jésus dormait dans le tombeau avec son corps, et ne s'est pas envolé vers le Ciel pour y maintenir une existence séparée, et pour regarder de haut les disciples en deuil embaumer le corps duquel il avait pris son envol. Tout ce qui constituait la vie et l'intelligence de Jésus demeura avec son corps dans le sépulcre ; et quand il sortit, c'était comme un être entier ; il n'avait pas besoin d'invoquer son esprit depuis le Ciel. Il avait le pouvoir de donner sa vie et de la reprendre. » E.G.W. — The Spirit of Prophecy, Vol. 3, p.203-204)

[2] — {Question 30}

« Si Satan avait réussi à faire pécher le Christ ne serait-ce que sur un point, il aurait écrasé la tête du Sauveur. En fait, il ne pouvait que toucher son talon. Si la tête du Christ avait été touchée, l'espoir de la race humaine aurait péri. La colère divine serait venue sur le Christ comme elle est venue sur Adam. Le Christ et l'Église auraient été sans espérance. » (E.G.W. — The Faith I Live By, p.49)

 
Leçon 13 — Le Saint-Esprit

[1] — {Question 5}

« La raison pour laquelle les Églises sont faibles, maladives et sur le point de mourir, est que l’ennemi a fait entrer des influences d’une nature décourageante, pour les faire subir à des âmes tremblantes. Il [Satan] a cherché à cacher à leur vue Jésus comme étant le Consolateur, quelqu’un qui reprend, qui avertit, qui les exhorte […] » (E.G.W. — The Review and Herald, August 26, 1890)

« Alors que par la foi, nous regardons à Jésus, notre foi perce l’obscurité, et nous adorons Dieu pour son amour merveilleux en donnant Jésus le Consolateur. » (E.G.W. — Manuscript Releases, Vol. 19, p. 297, 298)

« Qu’ils étudient le dix-septième chapitre de Jean, et qu’ils apprennent comment prier et comment vivre la prière du Christ. Il est le Consolateur. Il demeurera dans leurs cœurs, rendant leur joie complète. Ses paroles seront pour eux comme le pain de vie. » (E.G.W. — The Review and Herald, January 27, 1903)

« Le Sauveur est notre Consolateur. Cela, j’en ai fait l’expérience. » (E.G.W. — Manuscript Releases, Vol. 8, p. 49)

« Le Christ déclara qu'après Son ascension, Il enverrait à Son Église, comme Son don suprême, le Consolateur, qui devait prendre Sa place. Ce consolateur est le Saint-Esprit : l'âme de Sa vie, l'efficacité de Son Église, la lumière et la vie du monde. Avec Son Esprit, le Christ envoie une influence réconciliatrice et une puissance qui éloigne le péché. » (E.G.W. — The Review and Herald, May 19, 1904, par. 1)

« [...] La résistance au péché et la victoire ne seraient rendues possibles qu’au moyen de la troisième Personne de la Divinité, qui viendrait, non pas avec un pouvoir amoindri mais avec la plénitude de la puissance divine. C’est l’Esprit qui nous permet de bénéficier de l’œuvre accomplie par le Rédempteur du monde. C’est l’Esprit qui rend le cœur pur ; c’est par l’Esprit que le croyant devient participant de la nature divine. Le Christ a donné la plénitude de la puissance divine de son Esprit pour que nous puissions vaincre nos défauts, héréditaires ou acquis, et pour que l’Eglise reçoive l’empreinte de son caractère. » (E.G.W. — Jésus-Christ, p.675.1)

« […] Tous ceux qui offrent ainsi au service de Dieu leur corps, leur âme et leur esprit, ne cesseront de recevoir de nouvelles forces physiques, mentales et spirituelles. Les ressources inépuisables du ciel sont à leur disposition. Le Sauveur leur communique le souffle de son Esprit, la vie de sa vie. Le Saint-Esprit déploie ses plus hautes énergies pour agir dans les cœurs. […] » (E.G.W. — Le Ministère de la Guérison, p.133.1)

« Le Saint-Esprit est le souffle de la vie spirituelle dans une âme. La communication de l’Esprit, c’est la communication de la vie du Christ. Celui qui le reçoit est mis en possession des attributs du Christ. […] » (E.G.W. — Jésus-Christ, p.805.4)

« L'œuvre du Saint-Esprit est d'une ampleur incommensurable. C'est de cette source que la puissance et l'efficacité viennent à l'ouvrier de Dieu ; et le Saint-Esprit est le consolateur, comme la présence personnelle du Christ pour l'âme. […] » (E.G.W. — The Review and Herald, November 29, 1892, par. 3)

[2] — {Question 9}

« J’atteste à mes frères et sœurs que l'Église du Christ, bien que faible et imparfaite, est l'unique objet sur la terre auquel Il accorde Sa suprême attention. Tandis que le Seigneur étend à tout le monde Son invitation à venir à Lui et à être sauvé, Il commissionne Ses anges à apporter l'aide divine à toute âme qui vient à Lui avec un cœur repentant et contrit, et Il vient personnellement par Son Saint-Esprit au milieu de Son Église. » (E.G.W. — Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p.15)

[3] — {Question 11}

« Le Saint-Esprit, qui procède du Fils unique [engendré] de Dieu, relie l'agent humain, corps, âme et esprit, à la nature divinohumaine parfaite du Christ. Cette union est comparée à celle du cep et des sarments. L'homme fini est uni à l'humanité du Christ. Par la foi la nature humaine est assimilée à la nature du Christ. Nous sommes faits un avec Dieu en Christ. » (E.G.W. — Messages Choisis, Vol. 1, p.294.2)

« Ils [le peuple de Dieu] ont un seul Dieu et un seul Sauveur ; et un seul Esprit : l'Esprit du Christ, qui doit apporter l'unité dans leurs rangs. » (E.G.W. — Testimonies for the Church, Vol. 9, p.189.3)

[4] — {Question 16}

« Vêtu des habits de l'humanité, le Fils de Dieu est descendu au niveau de ceux qu'il voulait sauver. [...] il a pris sur lui notre nature pécheresse. Habillant sa divinité avec l'humanité, afin qu'il puisse s'associer à l'humanité déchue [...] » (E.G.W. — The Review and Herald, December 15, 1896, par. 7)

[5] — {Question 19}

« [...] Cet ange ne venait pas pour enlever la coupe des mains du Christ, mais pour le fortifier, afin qu’il pût la boire, en lui donnant l’assurance de l’amour de son Père. Il venait pour donner des forces à l’Etre divin et humain qui était en prière. Il lui montra le ciel ouvert et lui parla des âmes qui seraient sauvées par ses souffrances. Il lui rappela que son Père est plus puissant que Satan, que sa mort aurait pour effet la défaite totale de celui-ci et que le royaume de ce monde serait donné aux saints du Très-Haut. Il lui dit qu’il pourrait contempler le fruit de ses labeurs et qu’il serait rassasié de joie en voyant des multitudes d’êtres humains sauvés pour l’éternité.

« L’agonie du Christ n’avait pas cessé, mais il ne se sentait plus découragé. La tempête n’était pas apaisée, mais il était assez fort pour y résister. Il sortait de l’épreuve, calme et serein. Une paix céleste reposait sur son visage taché de sang. Il avait enduré ce qu’aucun être humain ne pourra jamais endurer ; car il avait goûté les souffrances de la mort à la place de tous les hommes. » (E.G.W. — Jésus-Christ, p.694.2, 3)

[6] — {Question 26}

« Avant de quitter ses disciples, Jésus “souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit” (Jean 20 : 22). Il leur dit encore : “J'enverrai sur vous ce que mon Père a promis.” (Luc 24 : 49) Mais ce don ne fut accordé dans sa plénitude qu'après l'ascension. Quand les disciples s'abandonnèrent totalement, par la foi et la prière, à l'action du Saint-Esprit, celui-ci fut déversé sur eux. » (E.G.W. — Les Paraboles de Jésus, p.283.1)

« Mais Jésus d’un signe de la main les arrête. Pas encore ; il ne peut recevoir, en ce moment, la couronne de gloire et le manteau royal. Il se présente d’abord à son Père. Il montre sa tête meurtrie, son côté percé, ses pieds blessés, ses mains qui portent l’empreinte des clous. Il présente également les marques de son triomphe, la gerbe des prémices, ceux qui sont ressuscités avec lui et qui représentent la grande multitude qui sortira du sépulcre, à son avènement. Il s’approche de ce Père qui entonne un chant d’allégresse chaque fois qu’un pécheur vient à la repentance. Dès avant la fondation du monde, le Père et le Fils s’étaient engagés, par une alliance solennelle, à racheter l’homme au cas où il deviendrait la victime de Satan. Il avait été arrêté irrévocablement que le Christ se ferait le garant de la famille humaine. Le Christ avait tenu son engagement. C’est à son Père que Jésus s’était adressé lorsque, sur la croix, il s’était écrié : “Tout est accompli.” Le pacte avait porté ses fruits. Maintenant il déclare : Mon Père, tout est accompli. J’ai exécuté ta volonté, ô mon Dieu ! J’ai achevé l’œuvre de la rédemption. Si ta justice a obtenu satisfaction, “je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi”. (Jean 19 : 30 ; 17 : 24)

« Alors la voix de Dieu proclame que satisfaction a été donnée à la justice. Satan est vaincu. Ceux qui souffrent et qui luttent sur la terre pour le Christ sont acceptés en son Bien-aimé.” (Éphésiens 1 : 6) […] » (E.G.W. — Jésus-Christ, p.837.1, 2)

[7] — {Question 30}

« [...] quand, plus tard, Jésus les conduisit jusqu’à Béthanie et que, les mains levées sur eux dans un geste de bénédiction, il leur dit: “Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création”, “et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde”; quand, dix jours plus tard, le Consolateur descendit sur eux, les revêtant de la puissance d’en haut et leur donnant la sensation ineffable de la présence de Jésus [...] » (E.G.W. — La Tragédie des Siècles, p.379.1)

[8] — {Question 32}

Concernant Ésaïe 48:16.

D’après le contexte, l'orateur semble être le Christ. C'est Dieu qui envoya Jésus en mission. Jésus était présent avec le Père depuis le commencement (Jean 1 : 13), mais lorsque le Père a eu une œuvre pour lui dans ce monde de péché, il a quitté le ciel pour aller en mission (Jean 1 : 14 ; 3 : 34 ; 6 : 29, 57 ; 17 : 3, 4). Lorsque Jésus entra dans le monde en tant que Messie, Dieu fit reposer sur Lui le Saint-Esprit (Ésaïe11 : 2 ; 42 : 1 ; 61 : 1-3 ; Matthieu 3 : 16 ; Luc 4 : 18-21 ; Jean 1 : 32, 33 ; Actes 10 : 38)

 
Leçon 14 — Le Trône de Dieu

[1]  —  {Question 6}

« Avant la chute de Satan, le Père consulta son Fils au sujet de la formation de l'homme. Ils avaient l'intention de faire ce monde, d'y créer des animaux et des êtres vivants, et de faire l'homme à l'image de Dieu, pour qu'il règne en monarque sur tous les êtres vivants que Dieu devait créer. [...] » (E.G.W. — Spiritual Gifts, Vol. 3, p.36.1)

« C'est ainsi que Dieu désire accomplir pour nous son dessein de grâce. Par la puissance de son amour, par l'obéissance, l'homme déchu, ver de la poussière, doit être transformé, adapté pour être un membre de la famille céleste, un compagnon à travers les âges éternels de Dieu et du Christ et des saints anges. Le ciel triomphera, car les places laissées vacantes par la chute de Satan et de son armée seront occupées par les rachetés du Seigneur. » (E.G.W. — The Upward Look, p.61.7)

[2] — {Question 8}

« […] Le Père et le Fils seuls doivent être exaltés. » (E.G.W. — The Youth’s Instructor, July 7, 1898 par. 2)

 
Leçon 15 — Les Textes parlent-ils d'une Trinité ?

[1] — {Question 6}

« Le Souverain de l'univers n'était pas seul dans Son œuvre de bienfaisance. Il avait un associé, un collaborateur qui pouvait apprécier Ses desseins, et partager Sa joie de donner du bonheur aux êtres créés. "Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu." (Jean 1 : 1, 2). Le Christ, la Parole, l’unique engendré de Dieu, était un avec le Père éternel : un en nature, en caractère, en objectif ; le seul être qui pouvait entrer dans tous les conseils et les desseins de Dieu. "[…] on l’appellera l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le Père d’éternité, le Prince de la paix" (Ésaïe 9 : 5). "[…] Ses origines sont d’ancienneté, dès les jours éternels". (Michée 5 : 2). Et le Fils de Dieu dit de Lui-même sujet : "L’Éternel m’a possédée dès le commencement de ses voies, avant qu’il fît aucune de ses œuvres. J’ai été établie depuis l’éternité […] quand il posait les fondements de la terre, alors j’étais auprès de lui son ouvrière, j’étais ses délices de tous les jours, et je me réjouissais sans cesse en sa présence." (Proverbes 8 : 22-30). » (Patriarchs and Prophets, p.34.1 cf. Patriarches et Prophètes, p.10.2)

« […] Devant l'assemblée des habitants du ciel, le Roi déclara que nul autre que le Christ, l’Unique Engendré de Dieu, ne pouvait pleinement entrer dans Ses desseins, et que c'était à lui qu'était confiée l'exécution des puissants conseils de Sa volonté. Le Fils de Dieu avait accompli la volonté du Père dans la création de toutes les armées du ciel ; et c'est à Lui, aussi bien qu'à Dieu, que l'on devait rendre hommage et faire allégeance. […] » (Patriarchs and Prophets, p.36.2 cf. Patriarches et Prophètes, p.13.1)

[2] — {Question 11}

« Le regard du Sauveur paraît pénétrer dans le ciel tandis qu’il épanche son âme dans la prière. Il sait à quel point les cœurs des hommes ont été endurcis par le péché, et combien il leur sera difficile de discerner sa mission et d’accepter le don du salut. Il plaide auprès du Père pour obtenir la puissance qui vaincra leur incrédulité, qui brisera les chaînes que Satan a rivées autour d’eux, et qui pour eux amènera la défaite du destructeur. Il veut un témoignage de Dieu acceptant l’humanité, en la personne de son Fils.

« Les anges n’ont jamais entendu une telle prière. Ils voudraient apporter à leur Chef bien-aimé un message rassurant et consolant. C’est le Père lui-même qui veut répondre à la supplication de son Fils. Les rayons de gloire jaillissent directement de son trône. Les cieux s’ouvrent et une forme de colombe toute resplendissante descend sur la tête du Sauveur : emblème bien approprié à celui qui est doux et humble.

« Jean et quelques-uns seulement parmi ceux qui se trouvaient au Jourdain, aperçurent la vision céleste. Cependant l’assemblée sentit la solennité de la présence divine. Le peuple considérait le Christ en silence. Il paraissait baigné dans la lumière qui environne le trône de Dieu. Son visage, tourné vers le ciel, respirait une gloire qu’on n’avait jamais aperçue sur un visage humain. On entendit une voix venant du ciel, disant : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, objet de mon affection”, paroles destinées à inspirer la foi aux témoins de cette scène, et à fortifier le Sauveur en vue de sa mission. [.. ] » (Jésus-Christ, p. 92.3-93.1)

 
Leçon 16 — Ces Trois-là sont Uns

 

[1] — {Question 16}

Quatre Commentaires Bibliques sur 1 Jean 5 : 7, 8

1.a. Seventh-Day Adventist Bible Commentary Vol. 5, p.140 142

LES PREMIÈRES ÉDITIONS IMPRIMÉES — Bien que l'impression au moyen de caractères mobiles ait été inventée en Europe vers 1450 et qu'une centaine d'impressions de la Bible latine et même un Ancien Testament hébreu aient été publiés entre cette date et le début du XVIe siècle, aucune édition du Nouveau Testament grec n'a été publiée avant la fin de ce siècle.

La Complutense. Le premier homme à envisager la publication d'un Nouveau Testament grec fut le cardinal et homme d'État espagnol Ximenes. En 1502, il commença à travailler sur un polyglot qui présentait l'Ancien Testament en hébreu, latin et grec, et le Nouveau Testament en grec et latin. Le nouveau Testament sortit de presse en 1514, mais ne fut publié qu'après avoir obtenu une autorisation papale en 1520. Entre-temps, le Nouveau Testament grec d'Érasme était apparu sur le marché, et Ximenes perdit ainsi l'honneur d'être le premier à publier un Nouveau Testament grec. Son œuvre est connue sous le nom de Complutense ou Bible Polyglotte d’Alcala, du nom de la ville de Complutum (Alcala) en Espagne, où Ximenes avait fondé une université dont les savants l'assistaient dans son travail. On ne sait pas quels manuscrits ont servi de base au travail de Ximenes.

Le Nouveau Testament grec d'Erasme. Un imprimeur du nom de Froben, à Bâle, avait entendu parler du travail de Ximenes et était désireux de publier un nouveau Testament grec avant que celui du cardinal espagnol ne soit publié. C'est pourquoi il demanda au célèbre humaniste Érasme de Rotterdam (vers 1466-1536) de préparer une édition du Nouveau Testament grec. Après dix mois de travail, la première édition apparut sur le marché au printemps 1516. Bien que le Nouveau Testament grec d'Érasme ait corrigé un grand nombre des nombreuses erreurs contenues dans la Vulgate (cf. La Tragédie des Siècles, p.263.1), il ne s'agissait pas d'un chef-d'œuvre. L'impression était faite à la hâte et sans soin, et contenait de nombreuses erreurs typographiques. Le texte n'était pas non plus très bon, car il était basé sur six minuscules tardifs, les seuls dont disposait Érasme à Bâle. Deux de ces manuscrits contenaient les Évangiles ; trois, les Actes et les épîtres générales ; quatre, les épîtres de Paul ; et un, le livre de l'Apocalypse. Parce qu'il était difficile à lire, Érasme n'utilisa que peu le meilleur de ces minuscules, qui ne porte pas le numéro 1. Dans cet unique manuscrit de l'Apocalypse, il manquait les six derniers versets du dernier chapitre. Érasme les a donc fournis à partir de la Vulgate en la retraduisant en grec. Bien qu'Érasme ait corrigé de nombreuses erreurs typographiques dans quatre éditions ultérieures (2e éd., 1519 ; 3e éd., 1522 ; 4e éd., 1527 ; 5e éd., 1535), il n'a pas autrement amélioré son texte.

Cependant, il a introduit dans sa 3e édition un ajout à 1 Jean 5:7,8, qui n'a pas de base manuscrite ancienne. Ce passage est connu sous le nom de Comma Johanneum, et consiste en ces mots : "Dans les cieux, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit ; et ces trois-là sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre". Bien que cette addition se trouve dans la Vulgate de l'époque d'Érasme, les manuscrits grecs qu'il connaissait ne l'avaient pas, et il l'a donc omise dans ses 1ère et 2ème éditions. Un ami lui écrivit de Rome qu'elle ne se trouvait pas dans un très ancien manuscrit du Vatican (probablement le Codex Vaticanus). Cela rendit Érasme si sûr de sa conviction qu'il s'agissait d'un ajout textuel récent, que lorsqu'il fut critiqué pour l'avoir omis, il promit qu'il l'insérerait dans sa prochaine édition si quelqu'un pouvait produire un seul manuscrit grec le contenant. Un tel manuscrit lui fut finalement présenté en Angleterre, et Érasme inséra le passage dans sa 3e édition, en 1522, comme il l'avait promis. Il ne savait pas que le manuscrit qui lui avait été montré n'avait été écrit que récemment, en 1520, dans le seul but de le forcer à insérer le passage litigieux dans son texte grec. On sait maintenant que ce passage est apparu d'abord dans les manuscrits latins tardifs, mais qu'il manque dans tous les textes grecs anciens. Dans le minuscule grec 635, il a été placé dans la marge sur la base du latin, et il a ensuite été inséré dans le texte des minuscules 61 et 629, tous deux écrits au XVIe siècle. Il est donc clair que le Comma Johanneum n'a pas le droit de faire partie du texte de la Bible, et que les traducteurs modernes ont raisons de l'omettre.

1.b. Seventh-day Adventist Bible Commentary Vol. 7, p. 675, col. 2

Les mots contestés ont été largement utilisés à l'appui de la doctrine de la Trinité, mais, compte tenu des preuves accablantes contre leur authenticité, leur soutien est sans valeur et ne devrait pas être utilisé. En dépit de leur apparition dans la Vulgate, A Catholic Commentary on Holy Scripture admet librement concernant ces mots : "Il est maintenant généralement admis que ce passage, appelé Comma Johanneum, est une glose qui s'est glissée dans le texte du vieux latin et de la Vulgate à une date précoce, mais qui n'a trouvé sa place dans le texte grec qu'aux 15e et 16e siècles" (Thomas Nelson and Sons, 1951, p. 1186).

2. Adam Clarke's Commentary re 1 John 5:7

[Il y en a trois qui rendent témoignage] Le PÈRE, qui rend témoignage à son Fils ; la PAROLE ou Logos (Strong's G3056), qui rend témoignage au Père ; et le SAINT-ESPRIT, qui rend témoignage au Père et au Fils. Et ces trois-là ne font qu'un par essence, et s'accordent sur le seul témoignage que Jésus est venu mourir pour le monde et lui donner la vie.

Mais il est probable que ce verset n'est pas authentique. Il manque dans tous les manuscrits de cette lettre écrits avant l'invention de l'imprimerie, à l'exception du Codex Montfortii, au Trinity College de Dublin : les autres qui omettent ce verset sont au nombre de cent douze. Il manque dans les deux syriaques, dans tous les arabes, dans les éthiopiens, dans les coptes, dans les sahidiens, dans les arméniens, dans les slaves, etc., en un mot, dans toutes les versions anciennes, sauf la Vulgate ; et même dans cette version, beaucoup des MSS les plus anciens et les plus corrects ne l'ont pas. Il manque aussi dans tous les anciens pères grecs, et même dans la plupart des latins.

Les mots, tels qu'ils existent dans tous les MSS grecs, à l'exception du Codex Montfortii, sont les suivants :

"6 C'est lui qui est venu par l'eau et le sang, Jésus-Christ ; non pas par l'eau seulement, mais par l'eau et le sang. Et c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est vérité. 7. Car il y en a trois qui rendent témoignage, l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois-là ne font qu'un. 9. Si nous recevons le témoignage de l'homme, le témoignage de Dieu est plus grand, etc.".

Les mots qui sont omis par toutes les MSS, à l'exception de celles qui précèdent, et par toutes les versions, à l'exception de la Vulgate, sont les suivants :

[Dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un, et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre].

Pour rendre l'ensemble plus clair, afin que chaque lecteur puisse voir ce qui a été ajouté, j'exposerai ces versets, avec les mots insérés entre parenthèses.

"6 - Et c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est vérité. 7. Car il y en a trois qui rendent témoignage (dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un). 8. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois-là sont un. 9. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand, etc.".

Tout homme peut voir, en examinant les mots, que si l'on omet ceux qui sont mis entre parenthèses et qui manquent dans les manuscrits et les versions, il n'y a pas de manque de connexion ; et quant au sens, il est complet et parfait sans eux ; et, en effet, beaucoup plus qu'avec eux. Je conclurai cette partie de la note en observant, avec le Dr Dodd, "qu'il y a quelques marques internes et accidentelles qui peuvent rendre le passage suspect ; car le sens est complet, et même plus clair et mieux préservé, sans elles. En outre, l'Esprit est mentionné à la fois comme témoin dans le ciel et sur la terre, de sorte que les six témoins sont réduits à cinq, et que la qualité du nombre, ou l'antithèse entre les témoins dans le ciel et sur la terre, est tout à fait supprimée. D'ailleurs, quel besoin de témoins dans le ciel ? Personne n'y doute que Jésus soit le Messie ; et si l'on dit que le Père, le Fils et l'Esprit sont des témoins sur la terre, alors il y a cinq témoins sur la terre, et aucun dans le ciel ; sans compter qu'il y a une petite difficulté à interpréter comment le Verbe ou le Fils peut être un témoin de lui-même"....

Bien que croyant consciencieusement à la doctrine de la Trinité toujours bénie, sainte et indivise, et à la Divinité propre et essentielle de notre Seigneur Jésus-Christ, doctrines que j'ai défendues par de nombreux, et même nouveaux, arguments au cours de cet ouvrage, je ne peux m'empêcher de douter de l'authenticité du texte en question ; et, pour plus de détails, je renvoie aux observations à la fin de ce chapitre.

3. The Wycliffe Bible Commentary re 1 John 5:7-8

Le texte de ce verset devrait se lire comme suit : Car il y en a trois qui sont enregistrés. Le reste du verset est faux. Pas un seul manuscrit ne contient l'ajout trinitaire avant le quatorzième siècle, et le verset n'est jamais cité dans les controverses sur la Trinité au cours des 450 premières années de l'ère de l'église. 8. Les trois témoins sont l'esprit, l'eau et le sang, et ces trois s'accordent en un seul. "La trinité de témoins fournit un seul témoignage" (Plummer, The Epistles, p. 116), à savoir que Jésus-Christ est venu dans la chair pour mourir pour le péché afin que les hommes puissent vivre.

4. Barnes' Notes re 1 John 5:7

La partie du passage, dans 1 Jean 5:7, 8, dont l'authenticité est contestée, est incluse entre parenthèses dans la citation suivante, telle qu'elle figure dans les éditions courantes du Nouveau Testament : "Car ils sont trois à rendre témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre,) l'Esprit, et l'eau, et le sang ; et ces trois s'accordent en un." Si le passage contesté est donc omis comme étant faux, le passage entier se lira comme suit : "Car il y en a trois qui rendent témoignage, l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois-là ne font qu'un." Les raisons qui me semblent prouver que le passage inclus entre parenthèses est faux, et ne doit pas être considéré comme faisant partie des écrits inspirés, sont brièvement les suivantes :

1) Il est absent de tous les manuscrits grecs antérieurs, car on ne le trouve dans AUCUN manuscrit grec écrit avant le XVIe siècle. En effet, on ne le trouve que dans deux manuscrits grecs de n'importe quel âge, à savoir : le Codex Montfortianus, ou Britannicus, écrit au début du XVIe siècle, et l'autre Codex Ravianus, qui n'est qu'une simple transcription du texte, tirée en partie de la troisième édition du Nouveau Testament d'Étienne, et en partie du Polyglot Complutensien. Il est incroyable qu'un passage authentique du Nouveau Testament soit absent de TOUS les premiers manuscrits grecs.

2) Il manque dans les versions les plus anciennes et, en fait, dans une grande partie des versions du Nouveau Testament qui ont été faites dans tous les temps. Il manque dans les deux versions syriaques, dont l'une a été faite probablement au premier siècle ; il manque dans les versions coptes, arméniennes, slave, éthiopique et arabe.

3) Il n'est jamais cité par les pères grecs dans leurs controverses sur la doctrine de la Trinité, un passage qui serait si important, et qui n'aurait pas pu manquer d'être cité s'il était authentique ; et il n'est pas mentionné par les pères latins avant l'époque de Vigilius, à la fin du 5ème siècle. Si l'on croyait que ce passage était authentique, et même si l'on savait qu'il existait et qu'il avait une quelconque probabilité en sa faveur, il est incroyable que dans toutes les controverses qui se sont produites au sujet de la nature divine et dans tous les efforts pour définir la doctrine de la Trinité, ce passage n'ait jamais été mentionné. Mais il ne l'a jamais été ; car il doit être clair pour quiconque examine le sujet avec un esprit impartial, que les passages sur lesquels on s'appuie pour prouver qu'il a été cité par Athanase, Cyprien, Augustin, etc. (Wetstein, II., p. 725) ne sont pas tirés de cet endroit, et ne sont pas tels qu'ils auraient été faits s'ils avaient eu connaissance de ce passage, et avaient eu l'intention de le citer.

4) L'argument contre le passage tiré de la preuve externe est confirmé par une preuve interne, qui rend moralement certain qu'il ne peut être authentique.

a) Le lien ne l'exige pas. Il ne contribue pas à faire avancer ce que dit l'apôtre, mais rompt entièrement le fil de son argumentation. Il parle de certaines choses qui rendent " témoignage " au fait que Jésus est le Messie ; certaines choses qui étaient bien connues de ceux à qui il écrivait - l'Esprit, l'eau et le sang. En quoi le fait de dire que dans le ciel il y en a "trois qui rendent témoignage" — trois choses qui n'ont pas été mentionnées auparavant et qui n'ont aucun rapport avec la question examinée — contribue-t-il à renforcer la force de cette affirmation ?

b) Le "langage" n'est pas celui que Jean utiliserait. En effet, il utilise ailleurs le terme "Logos" ou "Parole" -ho (NT:3588) Logos (NT:3056), (Jean 1:1,14 ; 1 Jean 1:1), mais jamais sous cette forme : "Le Père et la Parole" ; c'est-à-dire que les termes "Père" et "Parole" ne sont jamais utilisés par lui, ni par aucun autre écrivain sacré, comme corrélatifs. Le mot "Fils" -ho (NT:3588) Huios (NT:5207)- est le terme qui est corrélatif au "Père" dans tous les autres endroits où il est utilisé par Jean, ainsi que par les autres auteurs sacrés. Voir 1 Jean 1:3 ; 2:22-24 ; 4:14 ; 2 Jean 3,9 ; et l'Évangile de Jean, "passim". En outre, le corrélatif du terme "Logos" ou "Parole" chez Jean n'est pas "Père", mais "Dieu". Voir Jean 1:1. Comparer avec Apocalypse 19:13.

c) Sans ce passage, le sens de l'argument est clair et approprié. Il y en a trois, dit Jean, qui témoignent que Jésus est le Messie. Ils sont mentionnés dans 1 Jean 5:6 ; et en relation immédiate avec cela, dans l'argument, (1 Jean 5:8), il est affirmé que leur témoignage va à un point, et est harmonieux.

Dire qu'il y a d'AUTRES témoins ailleurs, dire qu'ils sont un, ne contribue en rien à illustrer la nature du témoignage de ces trois-là : l'eau, le sang et l'Esprit ; et le sens interne du passage, par conséquent, fournit aussi peu de preuves de son authenticité que la preuve externe.

5) Il est facile d'imaginer comment ce passage a trouvé sa place dans le Nouveau Testament. Il a d'abord été écrit, peut-être, dans la marge de quelque manuscrit latin, comme exprimant la croyance de l'auteur de ce qui était vrai dans le ciel, aussi bien que sur la terre, et sans plus d'intention de tromper que nous n'en avons lorsque nous faisons une note marginale dans un livre. Un transcripteur l'a copié dans le corps du texte, peut-être avec la conviction sincère qu'il s'agissait d'un passage authentique, omis par accident ; et il est alors devenu un passage trop important dans l'argumentation en faveur de la Trinité, pour être jamais déplacé autrement que par les preuves critiques les plus claires. Il a été rendu en grec et inséré dans un manuscrit grec du 16ème siècle, alors qu'il était absent de tous les manuscrits antérieurs.

6) Le passage est maintenant omis dans les meilleures éditions du Testament grec, et considéré comme faux par les critiques les plus compétents. Voir Griesbach et Hahn. Dans l'ensemble, donc, la preuve me semble claire que ce passage n'est pas une partie authentique des écrits inspirés, et ne devrait pas être invoqué comme preuve de la doctrine de la Trinité. Une ou deux remarques peuvent être faites, en outre, en ce qui concerne son utilisation.

a) Même en supposant qu'il soit authentique, comme Bengel le croyait, et comme il croyait qu'un manuscrit grec serait encore trouvé qui le contiendrait, il n'est pas sage de le présenter comme un texte de preuve. Il serait beaucoup plus facile de prouver la doctrine de la Trinité à partir d'autres textes, que de démontrer l'authenticité de celui-ci.

b) Il n'est pas nécessaire comme texte de preuve. La doctrine qu'il contient peut être abondamment établie à partir d'autres parties du Nouveau Testament, par des passages sur lesquels il ne peut y avoir aucun doute.

c) La suppression de ce texte n'affaiblit en rien les preuves de la doctrine de la Trinité, ni ne modifie cette doctrine. Comme il n'a jamais été utilisé pour former la première croyance du monde chrétien sur le sujet, son rejet et sa suppression du Nouveau Testament ne feront rien pour modifier cette doctrine. La doctrine a été embrassée, maintenue et défendue avec succès sans lui, et il peut en être ainsi et le sera encore.

[2] — {Question 16}

« Quand le vent souffle dans les branches des arbres on perçoit un bruissement de feuilles et de fleurs ; il reste cependant invisible, et personne ne sait d’où il vient ni où il va. C’est ainsi que le Saint-Esprit agit dans le cœur. On ne peut pas mieux l’expliquer qu’on ne peut expliquer les mouvements du vent. Le fait qu’on ne peut indiquer le moment et le lieu précis ou rappeler toutes les circonstances d’une conversion, ne prouve pas que cette conversion n’a pas été réelle. Par des moyens aussi invisibles que le vent, le Christ agit constamment dans le cœur. […] » (E.G.W. — Jésus-Christ, p.154.1)

 

Leçon 17 — La Divinité : Notre Opinion est-elle Réellement Importante ?

 Mise à jour à venir

 

 


Notes

[1] Cette phrase, présente dans l'ouvrage original, est manquante dans la traduction française.

[2] Cette phrase, présente dans l'ouvrage original, est manquante dans la traduction française.